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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 13:41
Une ruelle de Parlavà au matin

Une ruelle de Parlavà au matin

Parlavà


Noeud de communication, entre la route nord sud de Figueres à La Bisbal, et celle ouest est de Girona à Torroella de Montgri, Parlava est un bourg de 400 habitants dominé par une étonnante église qui se repère très facilement. Très élancée, Sant Feliu, comporte d'importants restes de fortifications. Enserrée par les habitations, elle semble avoir du mal à respirer, d'où cette impression de hauteur cette envie de toucher le ciel. Difficile d'ailleurs d'y accéder, il faut passer par un petit porche, peu visible, le portal de la Plaça. On pénètre alors dans un petit enclos paisible et reposant qui délimite en fait l'ancien noyau médiéval. Sant Feliu a des origines romanes, mais elle a été fortifié par la suite, au XV ème siècle. D'où cette allure altière et surprenante. On remarque cette abside semi circulaire très prononcée qui montre bien les deux niveaux de matériaux et d'élévation. Comme on peut le constater, lors de sa fortification, l'édifice a carrément doublé de hauteur!

 

Les fortifications de l'église et ses matériaux différents

Les fortifications de l'église et ses matériaux différents

La façade de Sant Feliu

La façade de Sant Feliu

Juste à côté, un gros mas qui a conservé sa vocation agricole. C'est assez rare pour être signalé, de plus en plein centre de la commune. On y voit un beau portail, une fenêtre Renaissance, deux importants contreforts sur la façade principale, mais aussi et surtout un tracteur, des herses, et un chien devant sa niche qui surveille l'ensemble. Le Mas Cros est encore en activité et c'est très bien comme ça...

 

Le Mas Cros

Le Mas Cros

Ce n'est pas le cas d'autres gros édifices de la ville comme Cal Corder, bien peu visible, hormis de belles fenêtres des linteaux et autres inscriptions ou le Mas Solers au paisible jardin.

 

Parlavà et Ultramort
Deux vues de Cal Corder

Deux vues de Cal Corder

Aux abords du centre ancien, quelques lotissements plutôt coquets. Au dessus le minuscule massif de Montori, on parlera plutôt de colline ( à peine 80 mètres d'altitude), au pied duquel le village s'est établi.

 

Petit détour à l'est pour aller voir le hameau de Fonolleres, qui appartient à la commune de Parlavà et qui mérite une petite visite  On y arrive par une petite route de campagne très paisible, et très étroite, difficile de s'y croiser. 

 

Nous voici sur la place, constituée d'un bel ensemble médiéval; face à nous de gauche à droite les restes du château, l'église Sant Cristofol, charmante et la rectorià. Je me pose là quelques minutes, un dalmatien vient quérir sa dose de caresses.

 

Parlavà et Ultramort
Parlavà et Ultramort

La chaleur n'est pas encore là, je suis bien. Je fais quelques pas à travers les quelques ruelles. Je me retrouve devant un imposant édifice classique. Balcons en fer forgé, fenêtres à petits carreaux, magnifique pierres de taille et terrasse de toit, côté nord et est . Et vers le sud et la campagne, une somptueuse double colonnade qui prend le soleil frais du matin. Elle domine un jardin qui parait tout autant classieux. Quel est donc cette bâtisse, quel est son nom, à qui a t elle appartenu? Je n'ai pas la réponse ...

 

Parlavà et Ultramort
Parlavà et Ultramort
Parlavà et Ultramort

A quelques centaines de mètres plus au nord, bordant la C31, nous voici à Ultramort, petit village préservé d'à peine 200 âmes. En position dominante au sommet d’une petite butte, sur la rive droite du Ter, c'est un pays de céréales  (maïs notamment) mais aussi de fruitiers  (pommes) qui profite de terres riches et fertiles. De ce fait, une part de la population non négligeable est encore dédiée à l’agriculture. 

 

Parlavà et Ultramort

Dans le village, deux secteurs, séparés par la place centrale. C'est précisément ici que je me gare face à cette petite mairie de pacotille. Tellement minuscule et dénuée de charme par rapport aux bâtisses environnantes. Je prends la carrer Torroella pour me rapprocher du quartier de l'église. A droite un énorme mas avec jardin, dans son jus, dirons nous. 
Face à moi lui fait concurrence un autre édifice aussi imposant, trois niveaux, des arcades, une caravane  au rez de chaussée, la bestiasse doit avoisiner les 1000 mètres carrés au total... Ce dernier jouxte la petite église Santa Eulalia qui parait toute recroquevillée à côté de ce mastodonte. Edifiée au XIII ème siècle, elle est parfait un exemple du roman qualifié d'austère que l'on trouvait dans l'Empordà. Sur la place de cet ancien quartier primitif, d'autres maisons moins notables, en l'état pour certaines, pas mal de végétation, oliviers, lauriers roses,  un espace aéré plutôt agréable et paisible. Une belle petite carte postale. 

 

Parlavà et Ultramort

Je continue mon chemin derrière l'église, par la petite carrer Unio, je suis désormais à la sortie du village. A ma droite, des prairies, un paysage vallonné, à ma gauche voici le Mas Pagès, superbe édifice fortifié du XVII ème siècle. Très belle façade, trois niveaux, sobre et altière avec ses fenêtres encadrées de pierre de taille. La lumière de ce jour est très rasante donnant à l'édifice un aspect presque angoissant. Il se pare d'un camaieu de gris presque irréels.

 

Parlavà et Ultramort

Linteaux, armes de la famille, bref tous les composantes d'une demeure nobiliaire digne de ce nom. On a même une petite guérite d'angles pour surveiller les alentours, ou les curieux dans mon genre...

 

Parlavà et Ultramort
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 16:27
Vue du Montgri, depuis Sant Iscle.

Vue du Montgri, depuis Sant Iscle.


Au carrefour de routes secondaires, cette petite commune de 180 habitants se situe entre Ter et Daro, deux cours d'eau parfois tumultueux, d'où un site un peu en hauteur, pour se prémunir d'éventuelles inondations. Délicieuse petite plaça del poble toute simple et très harmonieuse, deux bancs, de très sobres maisons anciennes, un peu de végétation.

 

La plaça del Poble de Serra

La plaça del Poble de Serra

 Tout près, la surprenante église Sant Marti qui a subi plusieurs réformes d'époques variés, mais qui conserve un campanar plus ancien. Ce dernier tente de rivaliser avec un palmier altier ce qui donne une perspective des plus gracieuse. A remarquer face à cette dernière aussi le gros mas Serrallers , lui aussi mélange d'époques diverses, avec meurtrières, fenêtres gothiques et ancienne tour de défense.

Serra de Daro

Mais l'édifice de mon point de vue le plus intéressant est la casa rectoral, beau palais classique daté de la fin du XIX ème siècle; Inspiré par l'architecture Renaissance, ce palais a vraiment de la gueule, et parait presque anachronique et improbable dans un environnement typiquement rural et bucolique. Il m'évoque plus une place italienne, que cet espace plutôt improbable, avec une aire de jeu pour enfants, une pelouse bien dégradée, et des cultures toutes proches.

 

La rectoria

La rectoria

Plus bas on croise l'Ajuntament, d'influence debut XIX ème avec son couronnement typique de l'époque.

 

L'ajuntament.

L'ajuntament.

Plus au nord, autour du rond point qui donne accès au village, s'est développée une petite zone artisanale et industrielle, avec céramiques, et produits agroalimentaires et de jardin.
Mais la petite entreprise la plus surprenante de Serra de Darro, est l'Anec de l'Empordà. Peu de gens le savent, mais on élabore désormais de ce côté ci des Pyrénées, des préparations à base de canard et d'oies ( Canard = anec  en catalan). Depuis près de 30 ans, foies gras, magrets et autres confits sortent de cette petite usine du village. Un petit air de Gascogne en Empordà; il est vrai que les poins communs entre ces deux régions sont de mon point de vue  notamment par une qualité de vie plutôt enviable mais aussi et surtout la mise en valeur des paysages par la main de l'homme.    

 

Serra de Daro
Serra de Daro
une rencontre impromptue

une rencontre impromptue

A quelques centaines de mètres, de l'autre côté de la départementale, Sant Iscle est un joli hameau préservé. Une église romane fortifié tout à fait surprenante, une belle tour d'une douzaine de mètres, vestige de l'ancien château, qui se situe au milieu d'une exploitation agricole. S'y ajoutent quelques demeures anciennes aux portes et aux fenêtres remarquables, disséminées. Beaucoup datent du XVII ème siècle, date de la fortification de la surprenante église. 

 

L'église de Sant Iscle

L'église de Sant Iscle

Serra de Daro
La belle tour du village

La belle tour du village

On est là aussi, sur un turo, une petite butte, comme dans beaucoup de village de la région. C'est donc encore un mirador privilégié sur la plaine et le Montgri. La région était plutôt marécageuse et plane, et on se méfiait, à juste titre, des fameux aiguamolls. Du coup, on surplombe une des paysages les plus caractéristiques, les plus représentatifs de l'Empordà.

 

Serra de Daro
Le paysage environnant

Le paysage environnant

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 20:50
La Pera et Pubol

La Pera est le chef lieu d'une petite commune de 450 habitants qui comporte aussi d'autres hameaux comme Riuras et Pedrinya, mais surtout Pubol, connu pur être le siège de la casa Museu castell Gala-Dali.
Le village de la Pera est bâti sur une petite éminence. Il étage ses maisons à flancs de colline. Au sommet se dresse la silhouette élégante de l'église Sant Isidor. D'influence gothico Renaissance, on remarque, outre sa façade plutôt imposante avec galerie et rosace centrale, son clocher gothique très travaillé avec des gargouilles évocatrices.

Sant Isidor

Sant Isidor

Autour d'elle un entrelac de ruelles très étroites et pentues. Difficile de se déplacer en voiture. C'est donc à pied que nous parcourons la Pera, jetant un œil aux quelques vieilles bâtisses, aux restes de remparts, et aux quelques chats avides de caresses. Sur la plaça où se dresse le typique édifice de la casa de la Vila, il est midi ce dimanche, des familles prennent paisiblement l'apéritif sur la terrasse du seul café du village; la petite ballade s'achève, de ci de là, une vieille demeure rongée par la verdure, des terrasses, un petit alignement de cyprès, en contrebas, un tracteur rouge qui s'en va aux champs. Bref rien de spectaculaire, mais un endroit plutôt attachant.
 

Petit apéritif sur la place

Petit apéritif sur la place

Dernier regard sur les gargouilles de l'église

Dernier regard sur les gargouilles de l'église

A quelques centaines de mètres, nous voici à Pubol, au pied du massif boisé des Gavarres. Salvador Dali l'ampourdanais tomba amoureux du lieu et notamment de ce vieux château Gotico renaissance. C'est en 1969 qu'il achète pour sa douce Gala ce superbe édifice bâti entre le XV et le XVI ème siècle, même s'il a subi de nombreuses modifications postérieures. Ils y séjourneront fréquemment durant les années 70, intenses périodes d'amour, de création, de vie... Le château de Pubol deviendra même entre 1982 et 1984, après la mort de sa muse, le véritable dernier atelier du grand artiste catalan. Il mérite à coup sur une visite pour les inconditionnels du grand surréaliste et les autres.

Articulé autour d'un petit patio central, plusieurs corps de bâtiments, trois niveaux principaux, le regard se perd dans la foison de détails , fantaisies, créations géniales du maitre Dali.
 

Un environnement champêtre

Un environnement champêtre


On y découvre pas à pas les lieux de vie de la muse de Dali, sa chambre à coucher, d'un bleu mer très osé, la très sobre et claire cuisine, ses salons de lecture et de musique. Mais aussi et surtout comme souvent avec Dali des trouvailles, les radiateurs, des trompe l' oeil, un sens du détail et de l'élégance poussé à l'extrême. Tout respire l'esprit surréaliste, des appliques au plafonds , des tentures aux canapés colorés. Bien loin des modes ternes et grises de notre période...

Au dernier niveau superbe salle, où sont conservés certaines des toilettes de Gala, parmi lesquels des couturiers de grand talent à leur apogée. Une élégance rare. Les extérieurs sont très reposants,  comme la délicieuse terrasse avec vue sur l'Empordà. Avant d'accéder au jardin, un coup d'oeil sur ce surprenant cheval, plus vrai que nature. Le jardin, en contrebas, véritable havre de paix, avec des bambous et bien d'autres essences, un agréable bassin et des éléphants sur pilotis pour la touche dalinienne. Outre la pimpante Datsun orange break que le maître utilisait pour le quotidien, on s'extasie aussi sur la gigantesque Cadillac pour les déplacements de fête. Enfin la crypte, lieu où repose Gala complète la visite. Ce mausolée, pièce assez austère s'il en est, est égayée par quelques sculptures d'animaux.
 

Détails de la salle de bains de Gala

Détails de la salle de bains de Gala

Un jardin féérique

Un jardin féérique

La Pera et Pubol

C'est ici à Pubol, que le 20 septembre 1982, dévasté par le départ de Gala qu'il rédige son testament faisant de l'Etat Espagnol « l'héritier universel et libre de tous ses biens, droits et créations artistiques, avec la fervente commission de conserver, divulguer et protéger ses œuvres d'art. «    
Finalement, le lieu est assez peu exploité, et c'est très bien comme ça. On est très loin de Port Lligat et surtout de Figuères. C'est le côté le plus tranquille du triangle dalinien. Nous n'avons repéré en tout et pour tout qu'un petit magasin de souvenir près de l'entrée du musée, à côté de l'église. Surprenante cette dernière, elle paraît presque déséquilibrée, avec son bras pendant. Pourtant je n'ai pas forcé sur le vi negre aujourd'hui. Délicieuse Sant Pere, à la fois austère et délicate...une énorme rosace, un portail gotique, et ce platane murier tortueux au premier plan, compose un tableau des plus plaisants.

 

Eglise Sant Pere de Pubol

Eglise Sant Pere de Pubol

En outre, Pubol est un joli village de pierres, bien préservé, dominé par le château et l'église. Depuis la demeure du maître, on descend par un passage vouté sur la très harmonieuse Plaça major. Sur cette dernière, importants restes médiévaux, comme la belle maison Can Canada, avec son porche, vestige des anciens remparts. La bâtisse contigue date de 1583, il suffit de regarder le linteau, sa porte est tout aussi impressionnante. Les maisons sont coquettes, entretenues, fleuries, tout comme dans le prolongement de la place, dans la carrer major. Malgré quelques rénovations de qualité, bien peu de choses ont changé depuis des décennies. On remarque au passage, des linteaux , des inscriptions, des portes, on se ballade le nez en l'air. Retour à la voiture par de délicieux petits potagers bien entretenus, des cyprès, de la pierre et du vert. Nous respirons.

 

La Pera et Pubol
La Pera et Pubol
La Plaça Major de Pubol

La Plaça Major de Pubol

La plaça major, vue sous un autre angle

La plaça major, vue sous un autre angle

Pedrinya toute proche recèlerait une remarquable église romane , mais nos estomacs crient famine. Ce sera lors d'un autre passage. Pour l'heure, mon souhait le plus concret est de m'attabler.

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 07:50
Rupià

On pourrait passer à côté de ce minuscule village de 250 habitants. Erreur fatale, c'est un des plus craquants et des mieux conservés de la région. Il est d'ailleurs déclaré conjunt historicoartistic par la Generalitat de Catalogne.

C'est un de ces délicieux petits pobles de l'intérieur de l'Empordà, que nous sillonnons lors de nos escapades. Ce n'est certes pas Peratallada, le plus connu de ces petits bijoux, mais au moins la ballade se fera paisiblement, sans le flot de touristes que les bus déversent désormais sur les parkings de ces villages dignes du label « plus beaux villages de France ».

Rupià

En fait durant des siècles, le village fut un lieu de séjour important des évêques de Girona. Eux aussi, ils avaient bon goût, les bougres...Le village conserve d'importants restes de murailles datant du 16 et 17 ème siècle, et deux véritables entrées, le portal d'amunt, et le portal d'avall. Passé ce dernier, on donne sur un agréable espace en L, mi rue mi place, juste de qu'il faut d'espace pour conserver une harmonie nécessaire.

D'emblée, on se retrouve face à l'ancien château, rectangulaire, de style gothique. On remarque d'ailleurs ses superbes fenêtres. Son rez de chaussée est occupé par le café du village, qui fait aussi office de local social, de lieu de rencontres, d'échanges, et c'est très bien comme ça. Il est intéressant de voir des municipalités, qui plutôt que laisser certains édifices dépérir, choissisent, quand ils en sont propriétaires, et c'est le cas en ce qui concerne Rupià, de faire vivre ces lieux d'histoire et de patrimoine. De la sorte, les habitants ont pleinement adopté l'endroit, le lieu appartient à la communauté.

la plaça d'avall et son café

la plaça d'avall et son café

Le village garde intact l'ancien tracé médiéval qui était le sien au XV ème siècle. La courte promenade, se fait le nez en l'air, à détailler les innombrables restes du passé.

On découvre ainsi Can Valls, important édifice adossé à la muraille. On note sa porte rectangulaire, son escut, daté de 1669, mais aussi et surtout en façade, ses élégants sgraffittes, aux motifs ornementaux très graphiques.

Can Valls et ses sgraffites

Can Valls et ses sgraffites

Toujours adossée à la muraille, on trouve Can Nato, au fond d'une petite impasse. Belle porte d'arc de mig punt en pierre, au premier niveau, une fenêtre géminada, et au sommet , une galerie avec 5 ouvertures d'arc escanser. Un vrai concentré d'architecture...

Nous remontons vers l'église par de délicieuses venelles tranquilles. Très sobre et élégante Can Vila, et d'autres bâtisses historiques, des jardins touffus, mais toujours pas âme qui vive. Voici l'église Sant Viçenç, d'un gotic tardif, mais c'est la maison qui lui fait face qui a mes faveurs.

Can Xiana, est le fruit de modifications importantes et d'époques diverses, qui lui confèrent une redoutable élégance. Une exceptionnelle fenêtre Renaissance datée du 16 ème siècle, d'ailleurs en très bel état de conservation, des dragons, lions et même deux ânes, une vraie bande dessinée d'époque. Elle prend le soleil, qui lui donne une teinte ambrée, comme la peau d'une belle catalane.

Can Xiana, l'enchanteresse

Can Xiana, l'enchanteresse

Can Vila, une élégante toute en sobriété

Can Vila, une élégante toute en sobriété

Les maisons anciennes, patrimoniales, jonchent ce petit parcours piéton très agréable. Nous voici à notre point de départ par la carrer ample, presque place, rectangulaire, délicieusement tranquille, avec son alignement de maisons en pierres, bien souvent entretenues et fleuries.

Le soin apporté aux façades , aux éléments décoratifs et à la verdure rendent le passage des plus plaisants.

L'endroit est plus animé, plus vivant; nous regardons le ballet des hirondelles qui ont élu domicile au sommet d'une maison. Ces petites orenetes sont de véritables virtuoses du vol et font l'admiration des quelques personnes présentes.

Rupià
Rupià
Rupià
Rupià
Rupià
Rupià

Par le portal, nous sortons de l'enceinte médiévale. Les proches alentours sont bien paisibles, encore agricoles, les tracteurs sont bien là, quelques jardinets. La petite riera s'écoule paisiblement le long du petit passeig ombragé. On remarque deux belles demeures endormies, une petite d'influence moderniste et une plus cossue, qui a encore fière allure malgré les années. La petite balade s'achève ici. Il est temps d'aller déjeuner.

 

les délicieuses petites maisons au bord de la riera

les délicieuses petites maisons au bord de la riera

Bel édifice sur le petit passeig

Bel édifice sur le petit passeig

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 06:34
Le quartier du château vu de la route de Rupià

Le quartier du château vu de la route de Rupià

De retour vers l'intérieur, nous attaquons l'étude de la partie du Baix Empordà située au sud du Ter. Pour commencer, voici donc Foixà, petit recoin bucolique qualifié par Josep Pla de « Pura meravella ». On sait que l'écrivain catalan avait bon goût...Allons donc voir.

Foixà

En fait, le village est surtout connu pour son château dans le quartier homonyme. Le site est, il est vrai superbe; il permet une vue panoramique sur l'Empordà, ses douces ondulations et cette palette de verts si caractéristique. Construit au XVI ème siècle sur les anciennes structures médiévales, dont il reste une tour semi circulaire, et une partie des remarquables murailles, cet ancien palais résidentiel est en forme de T. C'est du ciel qu'on remarque aisement cette forme particulière. Ceints de remparts, avec un patio, l'endroit est privé, mais on peut dire que son site et son allure ne manque pas d'élégance, même si de mon point de vue, la vue la plus intéressante est depuis la route de Rupià. Les cultures au premier plan, et derrière ce monticule boisé couronné par son château. L'appellation de toscane empourdanaise est ici loin d'être usurpée. Sérénité. Harmonie.

Foixà

Dans le quartier du château, la balade se fait à pied. Dès le départ sur la gauche, on remarque une élégante. Portail adovellat ( à claveaux), fenêtre renaissance, fleurie, l'édifice est remarquablement alléchant. Par des venelles en pierres, on grimpe jusqu'au château situé au sommet. Belles rénovations, jardins croquignolets, vue tronquée sur le turquoise d'une piscine, bref, Josep Pla avait raison encore une fois , le bougre, l'endroit a un vraiment un côté idyllique; très tranquille, presque trop, l'impression de déranger parfois...

Belle bâtisse ancienne au début de la balade

Belle bâtisse ancienne au début de la balade

Foixà

Quand on sait que ce lieu était dans un état déplorable il y a une cinquantaine d'années, au vu du résultat, on ne peu que saluer l'initiative de rénovation du château et de son quartier. A ses pieds les maisons sont étalées sur le monticule, nichées dans la verdure. La balade y est des plus plaisantes, avec des portails, des arcs, de la pierre dorée, de remarquables rénovations, quelques cyprès, encore un air délicieux de Provence ou de Toscane.

Foixà

Dans le quartier de l'église, sur la route principale, hormis cette dernière, peu de choses à se mettre sous la dent. Elle est particulière Sant Joan, anciennement fortifiée dans un style gothique tardif. Aujourd'hui elle est accolée à la mairie, très rénovée elle aussi d'ailleurs. Séparation église état, connaît pas. L'ensemble est comment dire, surprenant...presque trop propret, avec ses petites plantations, son dallage assez froid et son alignement géométriques d'oliviers tortueux.

Tous près, un bus déverse quelques touristes venus se restaurer au réputé restaurant Can Quel à quelques mètres de là. Peu de chance qu'ils aillent dans le quartier du château, plutôt pentu. Ils auront déjà le point de vue d'ici, et c'est déjà pas mal. Toujours est il que cela change mes plans pour manger. Merde. Cap à l'est. Précisons que l'établissement date de 1899, et s'est fait une réputation de qualité durant tout le siècle passé. Il est donc au programme de bons nombres de voyagistes qui y font la pause déjeuner. Aujourd'hui nous irons nous attabler un peu plus loin.

Foixà

Avant ça, nous prenons la direction du nord, la commune de Foixà y englobe un agregat, un hameau, qui mérite un petit détour, Sant Llorenç de les Arenes. C'est en fait par le nord, que l'on le trouve le plus aisément, par la route de Sant Jordi Desvalls et Sobranigues. Après le pont de chemin de fer, quelques délicieux virages d'une route lisse bordée par quelques cultures, et un très beau mas catalan sur la droite, on arrive à un ancien moulin au bord du Ter. Il affiche fièrement sa tour ronde et sa bandera catalana. Après quelques centaines de mètres où rivalisent fruitiers et tournesols, voici sur la gauche ce minuscule hameau où une cinquantaine d'habitants ont décidé de vivre.

Foixà

L'église romane accolée à quelques vieilles maisons, jouxtant de tendres jardinets où les tomates seront bientôt à point. Nous sommes les seuls à parcourir cette minuscule route, sauvage, entre forêts, cultures et mas luxueux bien cachés de nos yeux de voyeurs. Le chemin se poursuit jusqu'au bord du Ter. Certains ont magnifiquement rénové de vieilles demeures dont les jardins sont idylliques. On devine, par les cris d'enfants, des piscines fraiches et claires, sans vis à vis. L'endroit est tranquille, préservé, retiré, il fait bon s'y balader, les sens en éveil, paisiblement. On se sent hors du temps, et cette sensation parfois est des plus plaisantes...

Des jardins enchanteurs...

Des jardins enchanteurs...

On quitte ce havre de paix en revenant sur nos pas, non sans donner un coup d 'oeil sur la gauche à cet énorme bâtisse en pierres sur la gauche. Dans son jus, elle semble attendre avec envie son futur repreneur, qui saura sans nul doute lui redonner ses lustres d'antan.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 11:42
     Le chateau de Foixà par Lena
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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 06:34
Les iles Medes

Situées face à l'Estartit, les illes Medes constituent une très belle idée d'excursion. Ces 7 petits cailloux posés sur l'eau raviront les amateurs de nature et de balade en mer. Le programme familial par excellence.

Très exploitées, notamment en saison, les compagnies sont nombreuses à proposer des excursions en bateau vers cet ailleurs si proche et si attirant. Certains d'entre eux ont même des fonds en verre pour pouvoir observer en détail et de plus près les fonds sous marins réputés des iles.

Le minuscule medallot

Le minuscule medallot

Malgré des vitres plutôt sales, et presque opaques, il est permis tout de même d'y apercevoir quelques jolis bancs de poissons, rougets, daurades denti ou autres sards. Les iles sont actuellement une des plus importantes réserves de faune et de flore de la Méditerranée occidentale. Vingt années de combats, de préservation, de protection, ont permis à cette zone un rétablissement spectaculaire de ses fonds, grâce à un classement en réserve intégrale. Et de retrouver du coup un patrimoine naturel exceptionnel, qui était en phase de détérioration avancée.

En général plusieurs types d'excursion sont proposés. Soit la réserve naturelle des Medes et retour à l'Estartit, soit cette dernière, à laquelle on ajoute une remontée de la côte vers le nord jusqu' à l'Escala.

La roca foradada

La roca foradada

anfractuosités

anfractuosités

Très recommandable, cette option permet de parcourir une des dernières zones sauvages de la Costa Brava. Pas de routes, pas de villas, sur les falaises, que des chemins rocailleux pour accéder à cette partie encore très préservée, d'où l'intérêt de cette petite virée en bateau jaune. Les criques et les caps se succèdent, Cala Pedrosa, les petits caps Utrera, le Pedrosa et son petit ilot homonyme, et la spectaculaire Roca Foradada, où le bateau accoste pour permettre aux passagers de photographier ou filmer cet endroit plutôt spectaculaire. Après les tres coves (grottes), et la punta del mila, on parvient à la cala Montgo, au dessin très suggestif, mais un peu trop urbanisée à mon goût . Nous sommes désormais sur le territoire de l'Escala, et la partie sauvage de la côte est alors derrière nous... l'escapade est des plus plaisantes, à pratiquer bien sur hors saison, pour éviter les attentes, le monde et pour profiter des magnifiques lumières que nous procurent l'arrière saison ou la primavera.

Le phare de Meda Gran

Le phare de Meda Gran

Un bateau d'une des nombreuses compagnies maritimes

Un bateau d'une des nombreuses compagnies maritimes

Au crépuscule, les rochers prennet des forment, comment dire...

Au crépuscule, les rochers prennet des forment, comment dire...

Mais revenons aux iles à proprement parler. Tout le monde vous le dira, les Medes ont été depuis des siècles un lieu de passage important. On retrouve des anecdotes de l'antiquité à l'époque médiévale sur ce chapelet de rochers tout proche de la côte. Nécropole, exploitation d'une carrière, prison et aussi important repère de pirates. Lieu stratégique, on y édifia même une petite forteresse, sur l'illa Gran. C'est aujourd'hui un phare qui s'y trouve, érigé en 1866, mais réaménagé au début des années 80.

Plus près de nous, les Medes furent une destination privilégiée pour les pêcheurs de la côte, les chercheurs de trésors, mais aussi et surtout pour les nombreux coraillers, ce que l'on appelait alors « l'or rouge ». L'endroit fut très réputé pour cette activité. Aujourd'hui après des années de réserve, le lieu a retrouvé tout son attrait, les plongeurs- dont je ne fais pas parti- reviennent avec des yeux d'enfant des profondeurs des Medes. Les "pingouins "français sont nombreux à s'y retrouver. Le spot de l'Estartit-Medes est désormais incontournable.

Quand on possède une barque catalane, les dimanche doivent être délicieux...

Quand on possède une barque catalane, les dimanche doivent être délicieux...

Les iles sont au nombre de 7, même si certaines ne sont en fait qu'un caillou posé sur l'eau. Mais depuis la terre, et particulièrement de l'Estartit, le profil de ces dernières est particulièrement élégant, et remarquablement photogénique. Situées à moins d'un kilomètre de la côte, leur relief offre une perspective pour le moins unique. Les plus importantes sont la Meda Gran, dominée par le phare, à côté la Meda xica ou petita, à la forme tarabiscotée. Plus à l'est, les Tascons grassos et Tascons petit et le très reconnaissable Carall bernat, à la forme très élancée, 70 mètres de hauteur, qui pourrait être un paradis pour les Edlinger en herbe, tant ses parois sont verticales. Enfin plus au nord, le minuscule medallot. Ceux qui ont la chance de posséder un petit bâteau ou une petite barque profite à loisirs de cet endroit préservé et encore sauvage, à quelques centaines de mètres de la foule et des immeubles de plage.

Tascons grossos et carrall bernat

Tascons grossos et carrall bernat

le majestueux carall bernat

le majestueux carall bernat

Vous êtes perdus?

Vous êtes perdus?

Les iles Medes
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 11:33

L'artiste de la famille...

Les illes Medes par Lena
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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 07:37
La façade de l'hôtel restaurant CAL TET

La façade de l'hôtel restaurant CAL TET

Les possibilités de restauration sont nombreuses sur le passeig et sur le front de mer. Restaurants de poissons, pizzerie, glaciers... Difficile de faire un choix parmi cette offre pléthorique. Méfiant de nature, nous redoutons les pièges à touristes qui servent une nourriture insipide aux vacanciers en goguette. C'est tellement fréquent en bord de mer ... et pas que sur la côte catalane.

Ainsi, nous fréquentons la même cantine ( rien de péjoratif ici, juste le poids de l'habitude), le bar restaurant Cal Tet. Un peu en retrait du front de mer, dans cette carrer Santa Ana, une des plus commerçantes de la ville, alternant le pire et le meilleur, la façade bleue outremer de cette marisqueria attire le regard. Le lieu existe depuis une quarantaine d'années, et c'est désormais la deuxième génération de Gimenez qui y officie, avec toujours autant d'envie et de professionnalisme.

Manger à l'Estartit: Cal Tet

C'est à la barra que nous avons nos habitudes. C'est un point d'observation redoutable. On y ressent l'énergie du personnel, on voit en direct les cuissons, on se met au jus des tapes calents du jour ( tapas chaudes) . Broxeta de vieiras, de llagosti, gambes de Palamos, secret de porc ibéric... Pour les amateurs tout un éventail de fruits de mer frais de la côte de l'Estartit. On se régale d'un gouleyant Marti Fabra blanc, de cette petite cave à l'ancienne de Sant Climent dans les Albères. Les croquetes et les patates braves y sont succulentes, bref notre progéniture est ravie.

Manger à l'Estartit: Cal Tet
Manger à l'Estartit: Cal Tet
Manger à l'Estartit: Cal Tet

L'endroit est parfois bruyant, plein de vie, de passage, untel vient y boire sa bière au comptoir, un autre vient faire un coucou. Plus à l'intérieur le restaurant s'est rempli de tablées familiales, dans cette salle en pierres aux voutes chaleureuses. Les plateaux de fruits de mer valsent avec élégance, les générations se mélangent, encore une tranche de vie des plus réjouissantes...

Manger à l'Estartit: Cal Tet
La salle du restaurant

La salle du restaurant

Cal Tet est aussi depuis quelques années un petit hôtel d'une dizaine de chambres, juste au dessus du restaurant. Nous n'avons jamais dormi sur place, nous n'émettrons donc pas d'avis. Cependant, dans ce genre de station très fréquentée, où les appart hotels sont légions, où les hébergements sont de grande taille, impersonnels et sans grand charme en général, il est rassurant de trouver encore ce genre de petit établissement familial et indépendant. En outre, en ce qui me concerne, je n'aurais pas à me casser la tête à savoir où manger; le comptoir du restaurant deviendrait à coup sûr mon lieu...

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 17:59
L'Estartit depuis la mer

L'Estartit depuis la mer

Comme nous l'avons dit précédemment, L'Estartit, appartient à la vaste commune de Torroella, c'est en quelque sorte sa plage. C'est un important centre estival, une station balnéaire sans grand charme, même si elle occupe un site majestueux au pied de la montagne de Rocamoura. En outre, elle fait face aux Iles Medes, dont c'est le principal accès. L'endroit, au fil des décennies, a été complètement dénaturé par le nombre impressionnant de constructions partant à l'assaut de la montagne. Heureusement la qualification en zone protégée a quelque peu calmé les ardeurs des promoteurs. Ouf!!! On imagine aisément que sans cette protection, ces derniers se seraient régalés de partir à l'assaut de la Muntanya Gran ou encore vers les merveilleuses petites calas encore sauvages au nord du village.

Les constructions accolées à la montagne

Les constructions accolées à la montagne

L'ancien petit village de pêcheurs est donc devenue depuis quelques décennies une station balnéaire reconnue de Dortmund à Eindhoven. Les photographies de la première partie du vingtième siècle, sont à ce sujet plutôt éloquentes. On finit par oublier que cet endroit était un petit port, paisible et presque romantique. Aujourd'hui, les choses ont beaucoup changé, l'endroit est très fréquenté en saison, bruyant parfois, pas toujours de très bon goût, soit dit en passant, comme bon nombre de stations balnéaires. Un front de mer, et un passeig assez quelconque, quoique pas désagréable, quelques rues commerçantes. Nombreux hôtels de moyenne gamme, des terrasses, des palmiers, des glaces, des tongs. Bref de quoi satisfaire un juilletiste en goguette. Et bien sûr une grande plage de sable fin qui s'étend vers le sud jusqu'à l'embouchure du Ter.

L'Estartit

Côté patrimoine architectural, l'Estartit a peu de choses à offrir. Une église début vingtième, entourée de terrasses de café, semblant regarder ces nouveaux habitants avec circonspection. Dans la carrer Santa Ana, une des rues les plus commerçantes, on remarque la singulière Torre del rellotge ( de l'horloge) et son cadran, ou à quelques mètres celles qu'on appelle les Cases Marques, belles bâtisses roses du 19 ème, jumelles, appartenant à deux frères ayant fait fortune à Cuba, et ayant fait édifier ces deux élégantes à leur retour. Inscriptions, balcons en fer forgé et belles ouvertures. Mais le monument de la rue est pour nous un peu plus haut, la barra de Cal Tet ...(voir plus loin).

La Torre del rellotge

La Torre del rellotge

Mais l'Estartit, c'est aussi un spot reconnu de plongée sous marine. Cette activité donne à la ville une certaine particularité, c'est d'héberger, même en dehors de la période estivale, un certain nombre de vacanciers, venu sur place pour pratiquer cette activité. Autre particularité, intimement liée, le fait de croiser de nombreux plongeurs en tenue dans les artères commerçantes, ce qui offre parfois des scènes incongrues et cocasses comme ces pingouins rejoignant leur hôtel en meutes, ou dégustant une glace en terrasse. Les diving center sont nombreux, et permettent d'observer un des rares endroits préservés de Méditerranée occidentale. Malgré des décennies d'extraction, le corail est bien visible et de nombreuses espèces de poissons sont encore très présentes. Les plongeurs peuvent, eux, aussi remercier la décision de protection intégrale de la zone.

Meda Gran depuis la côte

Meda Gran depuis la côte

Arrivé au port, on trouve les petites cabanes des compagnies proposant des excursions maritimes. Les gros bateaux jaunes de Nautilus sont bien là, attendant les touristes désirant profiter des excursions. A partir du quai, démarre le petit passeig Molinet qui se dirige vers la punta de la Barra au nord, vers ces criques et cette partie de côte encore préservée. Idéal pour digérer, la balade est très agréable et offre une vue imprenable sur les iles. Mais les travaux ont été colossaux, et le petit sentier marin qui permettait d'y arriver est désormais une très large voie, édifiée en “grattant” la montagne et la roche. Etait ce bien nécessaire, le côté bétonné de l'Estartit persiste donc. Pourquoi ne pas aménager le sentier existant? Certes, de nombreux visiteurs peuvent désormais joindre cette partie de la côte, mais à quel prix?

L'Estartit

A partir de là, néanmoins, la nature reprend ses droits. Près de 10 kilomètres de côte déchiquetée, sauvage, accessible seulement par bateau ou à pied, par quelques sentiers de randonnées depuis l'intérieur. Petites criques turquoises, cala Ferriol, cala Pedrosa, grottes, falaises, une Méditerranée presque méconnue et envoutante...

Le bout du chemin...

Le bout du chemin...

L'Estartit
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